Patrimoine bâti - Office de tourisme Pierre Sud Oise

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Patrimoine bâti

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Le Patrimoine bâti de Pierre Sud Oise

Le patrimoine bâti est l’un des traits de caractère identitaire du territoire de la Communauté de Communes Pierre Sud Oise, il témoigne de l’extraction et du travail de la pierre sur chacune des communes et c’est ainsi que le territoire cache de nombreux trésors architecturaux.
La transition entre le style roman sobre et le style gothique plus élancé faisant de la lumière son point d’orgue est particulièrement mis en avant à Pierre Sud Oise. Le sous-sol est un véritable labyrinthe souterrain, où les carrières de pierre se mêlent et s’entremêlent. A noter que certaines d'entre elles furent le refuge des habitants durant la Seconde Guerre Mondiale, tandis que d'autres étaient utilisées à l'assemblage des V1 par les forces ennemies, ce qui leur valut d'être pilonnées par les alliés pour tenter de stopper l'assemblage des bombes. L’habitat troglodyte est également très répandu et l’architecture des maisons est typiques de villages de carriers.


L'église Saint-Maximin | Saint-Maximin
Inscrite à l’inventaire des Monuments Historiques depuis 1926, l’Église Saint-Maximin possède des vitraux modernes représentant le travail de la pierre, ainsi que les Saints Patrons du lieu : Sainte-Barbe et Saint-Blaise. La verrière centrale représente les quatre temps liturgiques de l’année : Noël, Pâques, Pentecôte et Toussaint. Juste à côté de l’église, la municipalité a recréé un Jardin de Curé, plantations de fleurs et de feuillages qui alimentaient la paroisse en plantes médicinales, comestibles et aromatiques.


La Grange Dîmière | Cramoisy
La grange dîmière est une ancienne ferme fortifiée en contreforts accolée à l’Église Saint-Martin. Elle était destinée à stocker le principal impôt que l'Église percevait sur les paysans, la dîme, qui correspondait à 10% des récoltes annuelles. Aujourd’hui, c’est un lieu privé dans lequel peuvent être organisées des réceptions :  La Ferme du Haut.


La Ferme de Barisseuse | Saint-Vaast-lès-Mello
Construite au XIXème siècle, la Ferme de Barisseuse présente une architecture qui caractérise les constructions en pierre de taille de l'époque. Ce bâtiment était un corps de ferme de propriétaires terriens désormais transformé en hôtel 3* et se nomme Le Clos Barisseuse. Elle renferme un pigeonnier sans pareil resté en l’état depuis sa construction. On peut apercevoir son toit conique surmonté d’un faîtage en pointe et sa forme ronde construite en pierre de taille du pays.

Portrait | Jean-Bertrand de Boissieu, Le Clos Barisseuse


L'église Saint-Vaast | Saint-Vaast-lès-Mello
Bâtiment du XIIème siècle classé aux Monuments Historiques depuis 1903, l’Église Saint-Vaast est d’un style de transition entre roman et gothique. On y entre par un portail encastré dans une ogive romane. Dès l’entrée, c’est l’étroitesse du chœur qui frappe : 3,15 m de large alors que les grandes dimensions intérieures de l’édifice sont de 24 m de long et 10,5 m de large. Elle possède de magnifiques statues en bois polychromes, des petits monstres en pierre et des fonds baptismaux en pierre de taille sculptée. Elle abrite également une superbe «poutre de gloire» représentant les douze apôtres, un «voile de Véronique» et un Christ qui a servi de modèle pour le film «La controverse de Valladolid».  

En raison de son état, l’Église de Saint-Vaast-lès-Mello (sous étais depuis 1939) n’est qu’exceptionnellement ouverte au public.


Informations pratiques

Abbatiale

Horaires d'ouverture :

Sas vitré : de 8h à 17h tous les jours
Visite libre : de 15h à 18h les dimanches de mai à septembre

Visite guidée :

Agenda 2016 - à venir -

Prieuré

Bien privé ouvert les Journées du Patrimoine

Musée de la Guesdière

Coordonnées :

14 Place de la mairie
60340 Saint-Leu-d'Esserent

Téléphone :

03 44 56 05 34

Site Internet

E-Mail

Horaires d'ouverture

Le Quartier médiéval | Saint-Leu-d'Esserent
Le Château de la Guesdière et ses Jardins à la Française
Maison fortifiée construite au XIIème siècle par le Comte de Clermont pour protéger le prieuré clunisien, le Château de la Guesdière s’est métamorphosé au fil des siècles. Il abrite désormais l’Hôtel de Ville et le Musée de la Guesdière (ouvert de mai à septembre, samedi et dimanche après-midi) consacré à l’histoire et au patrimoine Lupovicien.


Le prieuré et l’Abbatiale Saint-Nicolas

Le prieuré bénédictin trouve son origine dans une donation initiale faite par Hugues de Damartin, Comte de Clermont, à la fin du XIème siècle. Aujourd’hui bien privé, il reste l’ancien mur d’enceinte percé d’une belle porte du XIIème siècle.  
La communauté des moines décide d’agrandir l’ancienne église romane. Dans la première moitié du XIIème siècle, on débute la construction du porche dans un style roman tardif. Les travaux se poursuivent vers 1160 par la construction du chevet. Au XIIIème siècle une nef gothique relie l’ensemble.

L'histoire de l'Abbatiale

L’église prieurale mesure 71 m de long, 21 m de large et 27 m de hauteur sous voûte. Elle est considérée comme un chef d’œuvre de l’art de transition : sa construction commence avec l’art roman et se termine en pleine époque gothique.
En 1081, Hugues de Dammartin, seigneur du lieu, donne à l’évêque Gui de Beauvais la terre qui entoure le village et l’église romane à condition qu’il en fasse à son tour don à l’Abbaye de Cluny. Celle-ci décide de la fondation sur ces terres d’un monastère dédié à Saint-Leu. Le monastère s’étant rapidement développé, la communauté des moines décide, vers 1130, d’agrandir son ancienne église romane. La construction de l’Abbatiale de Saint-Leu-d’Esserent commence par l’édification du porche, ou galilea, dans un style roman tardif. Les travaux se poursuivent vers 1160 par la construction du chevet. Au XIII ème siècle, une nef gothique relie l’ensemble.
L’église mesure 70 m de long, 26 m de largeur et 21 m de hauteur sous voûte : ses dimensions et son ornementation sont ceux d’une cathédrale.
Le monastère et l’église souffrent des affres de la Guerre de Cent Ans et des Guerres de Religion. Le premier pilier du bas-côté nord, de style baroque, témoigne des reconstructions du XVIème siècle. À la veille de la Révolution Française, le prieuré ne compte plus que sept moines. En 1793, les Révolutionnaires commencent à dépouiller l’église de ses ornements. Ils prélèvent ainsi la grande châsse de Sainte-Opportune ainsi que la garniture de celle de Saint-Leu. Quelques mois plus tard, les vandales révolutionnaires mutilent bon nombre des statues. Enfin, le monastère est démantelé. Ses biens et ses terres sont vendus à des personnes privées. L’Abbatiale est détachée du reste de l’enclos monastique.
De 1846 à 1908, une campagne de restauration, menée d’abord par Daniel Ramée puis par Aymar Verdier et enfin, à partir de 1875, par Antoine Selmersheim, vise à préserver l’église et, dans un esprit romantique, à effacer les traces des aménagements tardifs. C’est ainsi que beaucoup d’éléments datant de l’époque post-médiévale ont été gommés au XIXème siècle. Nous savons par exemple qu’une chapelle Saint-Gabriel fut construite à la fin du XVII ème siècle. Elle a disparu à une date inconnue. Antoine Selmersheim fait également édifier la sacristie devenue nécessaire.
Lors des bombardements alliés qui frappent Saint-Leu en 1944, deux bombes transpercent la toiture. Les vitraux sont soufflés. Après 1945, Jean Pierre Paquet, architecte des Monuments Historiques, propose d’utiliser une nouvelle technique reposant sur la pose de pinces en béton sur les voûtes, ce qui permit d’éliminer les tirants visuellement disgracieux.
Les vitraux actuels ont été réalisés au cours des années 50-60 par certains des ateliers les plus renommés de l’époque : les ateliers Max Ingrand, Jean Barillet et Pierre Gaudin. On a notamment demandé aux ateliers de respecter dans les couleurs choisies pour les vitraux les teintes ocres de la pierre.
Bien qu’une partie du mobilier de l’Abbatiale (notamment le banc d’œuvre et les stalles) ait été détruite lors des bombardements de la Seconde Guerre Mondiale, certains éléments ont survécu. On peut ainsi découvrir les fonds baptismaux du XVIème siècle, le gisant de Renaud de Dammartin ou encore le retable de Saint-Nicolas, daté du XIVème siècle.


 

L'Abbatiale Saint-Nicolas de Saint-Leu-d'Esserent fait partie du réseau des sites clunisiens, grand itinéraire culturel du Conseil de l'Europe. La Fédération Européenne des sites clunisiens a pour objectif de rassembler les lieux qui, en Europe, ont contribué à l'extraordinaire rayonnement de l'abbaye de Cluny (Bourgogne du sud), du Xème au XVIIIème siècles : rayonnement spirituel, artistique, économique, politique et social. Les moines de Cluny furent à l'origine de l'émergence de centaines de bourgs et villes. Chacun d'entre eux est détenteur d'une parcelle de cet héritage culturel européen unique.
Fédération Européenne des sites clunisiens | Suivez ce lien et  ce lien


L'église Saint-Didier | Maysel
L’Église Saint-Didier date du XIIème ou XIIIème siècle, elle a été remaniée au XVème siècle par le connétable Saint-Pol. Au XVIème siècle, le chœur, la voûte du portail et les contreforts secondaires furent reconstruits.
Au XIXème siècle, un clocher fut construit. Elle fut bombardée en mai 1940. L’église abrite une vierge à l’enfant datée du début du XVème siècle et classée aux Monuments Historiques depuis 1912. La charpente de l’église en carène de bateau inversé date du XVIème siècle.



Les lavoirs | Saint-Vaast-lès-Mello

Autrefois, la commune comprenant trois lavoirs très fréquentés où retentissait le bruit des battoirs et celui des chevaux qu’on y menait  boire. Aujourd'hui, seuls le lavoir du haut et le lavoir du bas sont encore visibles. Ces deux lavoirs sont alimentés par une source qui se déverse également dans le bassin.


L'église Saint-Leufroy | Thiverny
L’Église Saint-Leufroy est considérée comme l’une des plus anciennes du département, elle a été construite aux XII ème, XIIIème et XIVème siècles sur les vestiges d’une église primitive. Campée sur une colline pittoresque, elle possède un portail plein cintré et une grande croisée au-dessus de l’autel. Elle arbore un portail en applique et des chapiteaux sur lesquels s’affichent des masques portant de longues nattes, des moustaches torses et des cheveux en mèches spiroïdes. Le chœur a été reconstruit en 1870 en style gothique. Au-dessus de l’autel, un vitrail datant du XIIIème siècle représente Saint-Leufroy, abbé du diocèse d’Evreux, ainsi qu’une peinture murale qui y a été mise à jour. Sa façade est de style roman primitif, le plus rare. L’église est classée aux Monuments Historiques depuis 1905.
Saint-Leufroy et sa légende
Ce personnage vivait au VIIIème siècle. Natif du pays d’Évreux, mort en 738, il fonda près de cette ville un monastère à la Croix-Saint-Ouen aujourd’hui appelé La-Croix-Saint-Leufroy. On lui attribue plusieurs miracles. Son corps fut conservé à l’Abbaye de Saint-Germain-des-Prés à Paris.
Dans le chœur, à droite, une niche recèle une chasse contenant les reliques du Saint Patron. De chaque côté de l’autel se trouvent deux statues de pierre : l’une représente Saint-Leufroy portant le sceptre d’abbé qui est l’insigne de sa fonction, la seconde est Saint-Nicolas coiffé d’une mitre d’évêque.
Jusqu’au début du XXème siècle, le 21 juin, jour de la Saint-Leufroy, les habitants de Thiverny faisaient une procession avec les reliques et la statue de Saint-Leufroy qu’ils coiffaient de fleurs pour demander le beau temps. La fresque murale au-dessus de l’autel  est une peinture qui fut appliquée à la mort du Seigneur Catherine de Thiverny (1683-1758). Cet usage était fréquent lorsque le seigneur disparaissait sans laisser de descendance. La terre de Thiverny fut concédée par Charles le Simple à l’Abbaye de Saint-Germain-des-Prés à Paris.


L'église Saint-Martin | Cramoisy
À l’intérieur de l’Église Saint-Martin se dresse une nef du XIIème siècle, un clocher en tabatière et un cœur voûté du XVème siècle.
Elle abrite également, depuis 1901, une statue de cire représentant Saint-Antoine de Padou, grandeur nature, dont seuls deux exemplaires au monde existent, l’autre se trouvant en Italie.
Le clocher, placé à côté du chœur, à deux rangs de baie géminée en plein cintre associant pointe de diamant, dents de scie et moulure biseautée, la situe bien à la charnière des XIème et XIIème siècles.
La fenêtre du chœur a conservé un beau vitrail du XVIème siècle et les boiseries du chœur montrent des peintures d’un style naïf représentant les Évangélistes, la Nativité et la Présentation des Rois Mages.


Le Pont | Saint-Leu-d'Esserent
À l’emplacement du pont actuel, pas moins de cinq ponts et divers bacs se sont succédés depuis l’époque romaine. Le premier pont répondait à une fonction militaire, il assura, pendant plus de cinq siècles, le passage entre Paris et la Picardie. Un bac y succéda jusqu’au XIIème siècle. Il fut détruit en 1914 par l’armée française pour stopper l’avancée des Allemands. Puis se succédèrent deux ponts suspendus dont l’avant-dernier fut détruit par l’armée française pendant la Seconde Guerre Mondiale. Le pont actuel fut construit immédiatement après la guerre.


L'église Saint-Martin | Rousseloy
Rousseloy n'aurait d'abord eu qu'une chapelle qui fut élevée plus tard au rang de paroisse sous le vocable de Saint-Martin. La flèche de l’église fut détruite le 19 juin 1780 par un ouragan, le clocher dut alors être couvert par un toit en ardoises. Dans sa séance du 19 septembre 1819, le Conseil Municipal déclare : «Ayant examiné avec beaucoup d'attention le chœur de l'église, lequel peut contenir au moins cent personnes (la commune est composée de 137 âmes), alors la nef de cette église ne peut être conservée et doit être regardée comme inutile, vu les grosses réparations à y faire et les circonstances où on est chargé d'impôts». Le 11 juillet 1824, le Conseil Municipal estima que la nef devait être démolie et les matériaux vendus par adjudication. Leur produit serait employé à faire les grosses réparations du chœur. La démolition de la nef, la réfection du chœur et du clocher furent exécutées au cours de l'année 1825. Le 25 septembre 1863, la foudre tomba sur le clocher. La réparation ne fut effectuée qu'en 1870. En 1982, un autre ouragan emporta le coq qui ne fut jamais retrouvé.


L'usine Parvillée | Cramoisy
La société Parvillée se trouvait à l’origine à Paris et a délocalisé sa production à Cramoisy dès 1899. Spécialisé dans le façonnage d’isolateurs en porcelaine et de ferrures galvanisées, alors utilisés par les lignes de chemins de fer et les P.T.T., Parvillée met au point une technique de production d’énergie basée sur le compartimentage de fours successifs et ainsi plus puissants. La verrière en charpentes métallisées, conçues par les ateliers Eiffel au début du XXème siècle, est inscrite aux Monuments Historiques. L’ensemble de l’ancienne usine est aujourd’hui convertie en logement d’habitation.

 
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